Káí Kicabli est un espace d'archive numérique retraçant les interconnexions familiales, culturelles et linguistiques du peuple Vútè du Cameroun et sa diaspora. Cette initiative est mise en place dans un but de recherche, d'archive et d'éducation conçu par et pour le peuple vútè aussi connu sous le nom de wute ou Babouté.
Cet espace est ouvert à toute personne, association, organisme qui souhaite collaborer afin d’en faire une véritable « bibliothèque numérique ».
Pour écrire, modifier et participer à la construction de cet espace il vous suffit de créer un compte ou nous contacter au mail vitib@proton.me. Nous privilégions des collaborations et des participations de personnes vútès, mais sommes ouvert·es à toutes personnes détentrices d'un savoir allant dans le sens de cette recherche.
Le projet Káí Kicabli, géré par l’association ii-média est une initiative culturelle camerounaise. L’objectif de ce regroupement est d’archiver numériquement des savoirs culturels, linguistiques et historiques liés à l’histoire « vuté » du Cameroun, d’Afrique et sa diaposra. Motivée par des valeurs décoloniales, cette initiative tente de s’autonomiser à travers la création de ce wiki. Cet exemple pourra s’étendre à d’autres ethnies camerounaises et ses diasporas.
Káí Kicabli est un projet porté par le groupe “íígraph. La première mission a été réalisé par l'équipe Túúŋ Taàm :
Ce projet se poursuit par les efforts des Membres du groupe ii-graph
Webdesign et coding : Mbaah Laurent Simba
Nombre de pages : 342
Houen Aïssatou
Mgbatou Ibrahim
Modifié le 31 January 2026 - 18:53
Depuis son plus jeune âge, cet artiste baigne dans l’univers de la scène. Il a d’abord découvert l’expression corporelle à travers la danse et le théâtre, deux disciplines qui lui ont permis de se familiariser très tôt avec la scène, le public et les émotions du spectacle vivant. Cette double approche artistique a forgé sa sensibilité et sa présence scénique, en développant chez lui une aisance naturelle et une curiosité pour différentes formes d’art.
C’est au lycée qu’il se tourne vers le chant, une nouvelle manière pour lui de s’exprimer et de raconter des histoires. La voix devient alors son instrument préféré, un prolongement de sa passion pour la performance. Porté par cette découverte, il poursuit son parcours musical à l’université, notamment au sein de la SUM, où il perfectionne sa technique et affirme son style.
Très actif sur la scène universitaire, il participe à de nombreux cabarets et spectacles, occasions précieuses pour partager sa passion, expérimenter et rencontrer d’autres artistes. Cette expérience scénique multiple — entre danse, théâtre et chant — fait de lui un interprète complet, habité par l’envie constante d’explorer, de créer et de transmettre des émotions au public
Singles :
Anelka Le Phénomène. Entre passion, discipline et attachement à la culture Vútè, cet artiste prometteur se distingue par sa polyvalence et son authenticité.
Originaire de Ngambé‑Tikar et né à Yoko, Anelka Le Phénomène — de son vrai nom Anelka MGBATOU — est le fils d’Ibrahim MGBATOU et d’Aïssatou HOUEN. Il se réclame fier héritier des peuples Linté et Lonwé. Depuis son plus jeune âge, il nourrit une passion ardente pour la musique, le théâtre, la danse et la lecture, quatre disciplines qui forgent aujourd’hui son identité d’artiste complet.
Son pseudonyme, « Anelka Le Phénomène », a une double origine : « Anelka » est un clin d’œil d’admiration au célèbre artiste congolais Fally Ipupa, tandis que le surnom « Le Phénomène » lui fut attribué par son proviseur, M. Joseph Mbongo, au lycée de Yoko. Impressionné par la capacité du jeune élève à mémoriser et interpréter un sketch de plus de 200 pages en moins d’une semaine, ce dernier le baptisa ainsi, un titre qu’il porte encore avec fierté.
Artiste aux multiples talents, Anelka est à la fois musicien, comédien, danseur et acteur de cinéma. Pour lui, tout est une affaire d’organisation et de passion : « Lorsqu’on a de l’ambition, on ne se fatigue pas tant qu’on n’est pas arrivé », affirme‑t‑il. Sa carrière débute réellement dès la classe de sixième, lorsqu’il anime ses camarades sur les bancs d’école. Rapidement, il se retrouve à l’écran, participant aux célèbres émissions “Délire” et “Évasion” diffusées sur la CRTV, avant de se lancer dans l’écriture de chansons et de pièces de théâtre qu’il met lui‑même en scène.
Sa complicité artistique avec Airkass, un autre talent de la scène Vútè, est une longue histoire d’amitié et de fraternité. Ensemble depuis près d’une décennie, les deux artistes partagent une même vision : celle d’une musique enracinée mais ouverte au monde. Le respect mutuel et la solidarité qu’ils cultivent illustrent leur profond attachement aux valeurs de leur peuple.
Anelka Le Phénomène sait où il va. Son ambition se résume en un mot : culture. Il rêve de créer une maison de production, de promouvoir la culture Vútè et de développer la musique camerounaise dans toute sa richesse. Inspiré par les trésors de ses ancêtres, il souhaite bâtir des ponts entre tradition et modernité.
À la communauté Vútè, il lance un appel vibrant à l’unité et à la reconnaissance : « Restons soudés et mettons un accent sur la valorisation de notre culture. Prenons les artistes et leur métier au sérieux, cessons de les traiter comme des moins que rien. »
Anelka Le Phénomène n’est pas qu’un nom sur une affiche, c’est un état d’esprit, une force tranquille qui avance avec conviction et amour pour ses racines.