Káí Kicabli est un espace d'archive numérique retraçant les interconnexions familiales, culturelles et linguistiques du peuple Vútè du Cameroun et sa diaspora. Cette initiative est mise en place dans un but de recherche, d'archive et d'éducation conçu par et pour le peuple vútè aussi connu sous le nom de wute ou Babouté.
Cet espace est ouvert à toute personne, association, organisme qui souhaite collaborer afin d’en faire une véritable « bibliothèque numérique ».


Pour écrire, modifier et participer à la construction de cet espace il vous suffit de créer un compte ou nous contacter au mail vitib@proton.me. Nous privilégions des collaborations et des participations de personnes vútès, mais sommes ouvert·es à toutes personnes détentrices d'un savoir allant dans le sens de cette recherche.


Le projet Káí Kicabli, géré par l’association ii-média est une initiative culturelle camerounaise. L’objectif de ce regroupement est d’archiver numériquement des savoirs culturels, linguistiques et historiques liés à l’histoire « vuté » du Cameroun, d’Afrique et sa diaposra. Motivée par des valeurs décoloniales, cette initiative tente de s’autonomiser à travers la création de ce wiki. Cet exemple pourra s’étendre à d’autres ethnies camerounaises et ses diasporas.


Káí Kicabli est un projet porté par le groupe “íígraph. La première mission a été réalisé par l'équipe Túúŋ Taàm :


  • Yakoura Valentin, Linguiste
  • Tanga Louk Benjamin, Enseignant, Chercheur en Télécommunications
  • Ngouté Ndjiki, Anthropologue
  • Hervé Mbakong, Agent de liaison
  • Georges Mbaah, Graphiste, Maquettiste-Infographiste, UX designer, vidéaste
  • Mbaah Laurent Simba, Graphiste, curateur, directeur artistique et artiste
  • SM Félix Melem, Chef du village Sengbé ( Yoko, Cameroun )


Ce projet se poursuit par les efforts des Membres du groupe ii-graph


  • Tanga Louk Benjamin, Enseignant, Chercheur en Télécommunications ( ii-graph )
  • Georges Mbaah, Graphiste, Maquettiste-Infographiste, UX designer, vidéaste ( ii-graph )
  • Mana Sadou Joiquime dit Kim Sadou : Artiste, chercheuse et Ambassadrice du projet ( ii-graph )
  • SM Félix Melem, Chef du village Sengbé ( Yoko, Cameroun )
  • Mbaah Laurent Simba, Graphiste, curateur, directeur artistique et artiste ( Partenaire )


Webdesign et coding : Mbaah Laurent Simba

Index

Nombre de pages : 342


Mvoandji Georges

  • Vítìb

Modifié le 20 January 2026 - 19:33

Ingénieur informaticien de formation et consultant international, Georges Mvoandji est originaire du village Metep, au cœur du pays Vútè. Curieux, engagé et fier de ses racines, il incarne à la fois la rigueur du scientifique et la sensibilité de l’artiste. Chez lui, l’identité culturelle et la quête d’excellence s’entrelacent naturellement.

Biographie

Issu d’une famille d’artistes, Georges a grandi dans un environnement où la musique faisait partie du quotidien. Son oncle, le regretté Denis Sangnang Mbang, grand musicien Vútè, jouait chaque matin du TƗ́MBƗ̀R, un instrument traditionnel dont les sonorités berçaient toute la maison. Leur père, chrétien engagé et chef de chorale, a transmis à ses enfants le goût du chant et de la discipline musicale.
De cet héritage familial sont nées plusieurs vocations : son frère aîné Gervais Mango a ouvert la voie musicale, suivi par sa sœur Gisèle Mvoandji, brillante chanteuse dont les albums mêlent harmonieusement instruments traditionnels et modernes — le TƗ́MBƗ̀R, la guitare basse, le piano ou encore la batterie. La « dynastie Mvoandji » s’inscrit ainsi dans la continuité de cette tradition vivante, où chaque génération revisite la culture Vútè à la lumière de son époque.


Pour Georges, la musique et la culture sont d’abord des actes d’amour et de transmission. Il invite les jeunes à se rappeler que la valeur de leur art dépend du respect qu’ils portent à leur identité : « En fonction de l’amour que vous exprimez pour votre culture, tout ce qui vous viendra à l’esprit sera de la promouvoir. » Son discours met en avant une philosophie de la continuité et du progrès — car, comme il le dit, chaque génération apporte sa pierre à l’édifice.


Attaché à la sagesse populaire Vútè, Georges garde en mémoire un proverbe qui l’a beaucoup marqué : « Nom Cué Ndoŋ cume », c’est-à-dire « Il y a toujours quelque part, quelqu’un qui est plus puissant que vous. » Ce dicton, symbole d’humilité et de remise en question, guide sa vision de la vie et du travail, rappelant qu’aucun savoir n’est définitif.

Visionnaire et profondément enraciné, il revendique avec fierté son identité Vútè : « Ma culture m’a forgé en homme de valeur, intègre sur le plan moral, fort dans l’adversité, car nous sommes des guerriers. Ma vision est de voir le Vútè exceller dans tout ce qu’il entreprend. »
Pour lui, la dignité du peuple Vútè passera par la qualité du travail, la compétence et la conquête de nouveaux espaces professionnels. Il appelle ses compatriotes à oser viser plus haut, à ne pas se cantonner à des fonctions modestes, mais à occuper les premières places partout où le mérite peut s’exprimer.


Fier de ses racines et résolument tourné vers l’avenir, Georges Mvoandji incarne une figure rare : celle du bâtisseur culturel qui, tout en excellant sur le plan professionnel, reste profondément attaché à la transmission et à la valorisation de sa culture d’origine.