Káí Kicabli est un espace d'archive numérique retraçant les interconnexions familiales, culturelles et linguistiques du peuple Vútè du Cameroun et sa diaspora. Cette initiative est mise en place dans un but de recherche, d'archive et d'éducation conçu par et pour le peuple vútè aussi connu sous le nom de wute ou Babouté.
Cet espace est ouvert à toute personne, association, organisme qui souhaite collaborer afin d’en faire une véritable « bibliothèque numérique ».
Pour écrire, modifier et participer à la construction de cet espace il vous suffit de créer un compte ou nous contacter au mail vitib@proton.me. Nous privilégions des collaborations et des participations de personnes vútès, mais sommes ouvert·es à toutes personnes détentrices d'un savoir allant dans le sens de cette recherche.
Le projet Káí Kicabli, géré par l’association ii-média est une initiative culturelle camerounaise. L’objectif de ce regroupement est d’archiver numériquement des savoirs culturels, linguistiques et historiques liés à l’histoire « vuté » du Cameroun, d’Afrique et sa diaposra. Motivée par des valeurs décoloniales, cette initiative tente de s’autonomiser à travers la création de ce wiki. Cet exemple pourra s’étendre à d’autres ethnies camerounaises et ses diasporas.
Káí Kicabli est un projet porté par le groupe “íígraph. La première mission a été réalisé par l'équipe Túúŋ Taàm :
Ce projet se poursuit par les efforts des Membres du groupe ii-graph
Webdesign et coding : Mbaah Laurent Simba
Nombre de pages : 342
Modifié le 10 January 2026 - 17:43
La lignée des chefs ayant commandé la chefferie de Makouri s’établit donc comme suit :
Nzangoa habitait à Tibati, il vint s’installer auprès de son frère Mgbondja, chef de Doumé. Il choisit un emplacement entre les villages de Doumé et de Léna, sur la piste de Yoko à Tibati. Il était, chargé par le lamido de Tibati de lui fournir de l’ivoire. Appelé par son cousin Noukoung, chef de Guéré, qui le prit ainsi sous sa dépendance, Nzangoa alla ensuite se fixer au lieu dit Lingbi, presqu’île située au confluent de la Méké et du Djérem, pour se soustraire aux exigences toujours croissantes du lamido de Tibati.
Gabara, successeur de Nzangoa, vit l’arrivée des Allemands mais demeura néanmoins caché à Lingbi. Gandong quitta Lingbi pour venir installer le village à l’emplacement actuel de Makouri. Il demeura toujours sous la dépendance de Guéré ainsi que son successeur Bawa. C’est Karan, cinquième chef du groupement, qui fut nommé chef en 1929 et vit son village érigé en chefferie indépendante. L’Administration française entendait ainsi le récompenser d’avoir fourni les manœuvres nécessaires à la construction de la route du nord, alors que le chef du village de Guéré avait refusé d’exécuter les ordres reçues dans ce sens. Il devint ainsi le premier chef indépendant de Makouri.
Source
Abbia n°16 (1967) features the article "Pour une histoire du Cameroun central: les traditions historiques des Vouté ou 'Babouté'" by Eldridge Mohammadou, focusing on the oral histories and traditions of the Vouté (also called Babouté) people in central Cameroon.
Revue Culturelle Abbia
Abbia : Cameroon Cultural Review (ou Revue Culturelle Camerounaise) a été publiée de 1963 à 1982 à Yaoundé, sous le patronage du ministère des Arts et de la Culture. Elle couvre des thèmes comme l'histoire camerounaise, les associations culturelles, l'éducation et les sources historiques, avec des articles bilingues en français et en anglais. Des numéros numérisés sont accessibles en ligne via Vestiges Journal, autorisés par le ministère (réf. 1752/L/MINAC/SG/DLL/ du 9 août 2019), pour la recherche non commerciale.