Káí Kicabli est un espace d'archive numérique retraçant les interconnexions familiales, culturelles et linguistiques du peuple Vútè du Cameroun et sa diaspora. Cette initiative est mise en place dans un but de recherche, d'archive et d'éducation conçu par et pour le peuple vútè aussi connu sous le nom de wute ou Babouté.
Cet espace est ouvert à toute personne, association, organisme qui souhaite collaborer afin d’en faire une véritable « bibliothèque numérique ».
Pour écrire, modifier et participer à la construction de cet espace il vous suffit de créer un compte ou nous contacter au mail vitib@proton.me. Nous privilégions des collaborations et des participations de personnes vútès, mais sommes ouvert·es à toutes personnes détentrices d'un savoir allant dans le sens de cette recherche.
Le projet Káí Kicabli, géré par l’association ii-média est une initiative culturelle camerounaise. L’objectif de ce regroupement est d’archiver numériquement des savoirs culturels, linguistiques et historiques liés à l’histoire « vuté » du Cameroun, d’Afrique et sa diaposra. Motivée par des valeurs décoloniales, cette initiative tente de s’autonomiser à travers la création de ce wiki. Cet exemple pourra s’étendre à d’autres ethnies camerounaises et ses diasporas.
Káí Kicabli est un projet porté par le groupe “íígraph. La première mission a été réalisé par l'équipe Túúŋ Taàm :
Ce projet se poursuit par les efforts des Membres du groupe ii-graph
Webdesign et coding : Mbaah Laurent Simba
Nombre de pages : 342
Modifié le 09 March 2026 - 12:43
Cet ouvrage est une étude ethnographique consacrée au peuple vouté (ou Babouté) du Cameroun et à son univers de vie, de culture matérielle et de religion. Il met en valeur à la fois leurs savoir-faire techniques et la manière dont des observateurs étrangers les ont décrits.
Le livre, intitulé « Les Voutés (Babouté), Vie, culture et univers religieux d'un peuple africain », propose une présentation d’ensemble de ce groupe camerounais : organisation sociale, pratiques quotidiennes, artisanat, croyances et rites.
La traduction française a pour objectif explicite de préserver de l’oubli le savoir-faire des Voutés et la vision qu’en ont eue les premiers ethnographes, en insistant sur la valeur de ces techniques pour l’histoire sociale et institutionnelle du Cameroun.
L’ouvrage met notamment en avant différentes techniques d’« ingénierie » traditionnelle : poterie, filage ou filetage, tissage, sculpture et autres formes d’artisanat.
Il suggère que ces savoirs peuvent être intégrés aux programmes d’enseignement supérieur (particulièrement dans les facultés d’art) ainsi qu’aux collèges d’enseignement technique (CETIC), comme ressources pédagogiques ancrées dans les cultures locales.
Sur le plan culturel, le livre décrit les modes de vie vouté : structure familiale et lignagère, organisation du village, répartition des rôles et transmission des savoirs entre générations.
Sur le plan religieux, il analyse l’univers de croyances des Voutés, leurs représentations du monde, leurs pratiques rituelles et la place du sacré dans la régulation de la vie sociale.
L’ouvrage s’inscrit dans la perspective d’une valorisation des cultures africaines au sein de l’école africaine du XXIe siècle, en lien avec des réflexions plus larges sur l’enseignement des langues, cultures et sciences humaines sur le continent.
Il contribue ainsi à montrer que la création artisanale et artistique vouté n’est pas seulement esthétique, mais aussi support de mémoire, d’identité et de pédagogie pour les institutions éducatives camerounaises.
J. Sieber est présenté dans les bibliographies spécialisées comme un auteur travaillant sur les cultures et religions africaines, en particulier dans le champ de la philosophie et de l’anthropologie africaine.
Son nom apparaît dans des répertoires de philosophie africaine aux côtés d’auteurs qui s’intéressent aux religions africaines traditionnelles, aux représentations du monde et aux systèmes symboliques des peuples du continent.
Dans « Vie, culture et univers religieux d’un peuple africain », il adopte une démarche descriptive et analytique qui articule observation de terrain, sources ethnographiques et réflexion sur les implications éducatives de ces savoirs.
Cet ancrage fait de lui un auteur de référence pour celles et ceux qui s’intéressent à l’articulation entre anthropologie religieuse, culture matérielle et projets pédagogiques en contexte camerounais